Chaudières à condensation

Chaudières à condensation : fonctionnement, avantages, quelles aides ?

Vous allez changer de chaudière et vous cherchez des informations sur les chaudières à condensation ?

Le changement de votre chaudière représente un investissement important, faire le bon choix ne se fait pas à la légère. Vous vous questionnez sur la chaudière à condensation qui est une des plus performante du marché. Nous vous expliquons le fonctionnement de ce type de chaudière et, pourquoi c’est un modèle très rentable. En effet, en choisissant une chaudière à condensation, vous allez pouvoir bénéficier d’aides et réaliser de belles économies.

Comment fonctionne une chaudière à condensation ?

Les chaudières traditionnelles ou à basses températures utilisent la chaleur issue de la combustion du gaz naturel.

Les fumées et les vapeurs d’eau sont ensuite rejetées dans l’atmosphère. La chaudière à condensation va, au contraire, récupérer ses rejets pour ensuite les refroidir et ainsi créer de la vapeur d’eau.

Cette vapeur va être condensée et va libérer de la chaleur, l’énergie thermique récupérée va réchauffer l’eau de retour du circuit de chauffage.

Le fonctionnement de ce type de chaudière est donc économique et écologique. De plus, c’est une chaudière très performante et confortable.

Concernant son installation, le mieux est de faire appel à un professionnel ,mais elle est toute aussi simple que pour une chaudière classique.

Avantages d’une chaudière à condensation

Vous allez réaliser des économies de combustibles jusqu’à 30 %. C’est un chiffre important lorsque l’on sait que la facture de chauffage des foyers en France s’élève en moyenne à 1 683 € par an. L’économie qui va être réalisée sera assez conséquente.

Un autre point qui a son importance, le rendement des chaudières à condensation est de près de 100 % allant même jusqu’à 105 % pour certains modèles. Cela veut dire qu’il n’y a aucune perte  entre le combustible que la chaudière utilise et l’énergie dégagée. Et ça, c’est bon pour la planète et pour votre porte-monnaie.

Ses nombreuses qualités font d’elle un excellent équipement pour produire de l’eau chaude et du chauffage, c’est d’ailleurs l’une des chaudières les plus recommandées.

Vous allez aussi trouver un choix très vaste parmi les gammes de chaudières. Le design des ces appareils a été repensé et leur esthétique permet maintenant de s’intégrer parfaitement dans les habitations.

Enfin, l’avantage est que cette solution de chaudière permet de choisir le combustible qui vous convient, à savoir le fioul ou le gaz, puisqu’elle fonctionne aussi bien avec les deux. Certaines d’entre elles utilisent aussi les pellets (bois) mais ce type de modèle implique d’installer un silo, il faut donc prévoir une place supplémentaire en conséquence.

Écologique, économique, rentable et confortable, la chaudière à condensation a tout pour plaire.

Quel est le prix d’une chaudière à condensation ?

Changer son équipement de production de chauffage et d’eau chaude est une décision à bien étudier.

Dans un premier temps, il est conseillé de faire dimensionner la future chaudière par un professionnel.

En effet, si vous installez une chaudière trop petite, vos besoins en eau chaude et en chauffage ne vont pas suffisamment être couverts.

A contrario, si vous choisissez un modèle qui a des capacités de production supérieures à vos besoins, vous allez réaliser un achat trop conséquent et donc qui ne sera pas rentable.

Ce critère doit être la base pour choisir ensuite la chaudière la plus adaptée en fonction de votre utilisation et de la superficie de votre logement.

Le coût d’une chaudière à condensation varie dans une fourchette assez large avec pour les premiers prix qui démarrent à 500/700 € H.T.

et cela peut grimper jusqu’à 20 000 € H.T. pour les équipements fonctionnant avec des pellets. Si vous optez pour une chaudière à fioul, le prix de la cuve pour le stocker est à ajouter et celui-ci oscille entre 500 € et 1 800 € H.T.

Pour les modèles à pellets, il faut également prévoir l’achat d’un silo qui peut faire monter la facture de manière conséquente (jusqu’à 3 000 € H.T. environ).

Sur le prix d’acquisition de la chaudière, il faut également prévoir des frais d’installation effectuée par un professionnel. Le coût H.T. moyen observé d’un installateur agréé est de 50 €/heure.

Le fait de faire installer votre chaudière par un professionnel est indispensable, premièrement pour des raisons de conformité de l’installation et, deuxièmement pour pouvoir bénéficier d’aides ou de primes dans le cadre de la prime économie d’énergie.

Quelles aides ou primes pour l’installation d’une chaudière à condensation ?

En installant ce modèle d’équipement de chauffage, vous allez acquérir un modèle qui est considéré comme un système écologique.

En effet, cette chaudière permet de faire des économies d’énergie, la combustion complète réduit les émissions de gaz polluants, les fumées dégagées par la combustion sortent à des températures inférieures par rapport aux chaudières classiques et enfin, elle peut être associée à un chauffe-eau.

Tous ces paramètres sont considérés comme écologiques et vont dans le sens de la lutte contre le réchauffement climatique.

Aussi, l’État aide les particuliers qui sont dans une démarche écoresponsable et leur permet de bénéficier de primes.

Il est intéressant de savoir que dans tous les cas que c’est le taux de TVA réduit de 5,5 % qui est retenu pour l’installation des chaudières à condensation.

Les différentes aides ou primes qui vont vous aider à financer votre installation de chauffage sont :

La prime Énergie

Cette prime est réservée à l’installation d’une chaudière à gaz et devra être installée par une entreprise qui est labellisée Reconnue Garante de l’Environnement (RGE). On appelle cette condition l’éco-conditionnalité. De plus, votre logement devra être terminé depuis au moins 2 ans dans le cadre d’une construction récente.

À la fin des travaux, les Certificats d’Économie d’Énergie (CEE) vous seront délivrés et vous devrez les joindre à votre dossier de demande de prime. Le versement, d’une centaine d’euros en moyenne, intervient dans les 2 mois suivant le dépôt de la demande.

Le Crédit d’Impôts pour la Transition Écologique (CITE)

À la différence de la prime, il s’agit donc d’une réduction de vos impôts et qui peut se monter à 30 % du coût d’achat de la chaudière à condensation. Le point positif, c’est que même si vous n’êtes pas imposable, le montant de la réduction vous sera reversé, le calcul de la prime ne tenant pas en compte les ressources du foyer.

Comme pour la prime Énergie, il y a des conditions à respecter pour accéder à cette aide, à savoir :

  • Construction de plus de deux ans ;
  • Que le logement soit la résidence principale ;
  • l’installateur soit qualifié RGE ;
  • L’équipement présente des critères techniques d’éligibilité.

Vous allez ainsi pouvoir bénéficier d’une réduction de 30 % sur l’acquisition d’une chaudière à condensation, ce qui va largement compenser le surcoût par rapport à un équipement traditionnel.

Aides de l’Agence Nationale de l’Habitat (ANAH)

Ces aides vous sont présentées en détail sur le site de l’ANAH, mais les conditions principales obligatoires sont :

  • conditions de ressources variables en fonction du lieu de résidence ;
  • aides uniquement destinées aux propriétaires (bailleurs ou occupants) ;
  • les habitats doivent avoir plus de 15 ans.

Ces aides sont destinées à des foyers avec des revenus modestes et l’installation seule de la chaudière ne suffit pas à prétendre à l’offre. Il faut également que les propriétaires investissent dans d’autres travaux destinés à améliorer les performances énergétiques du logement en question.

L’Eco-prêt à Taux zéro

Il s’agit, comme son nom l’indique, d’un prêt donc remboursable. Il convient parfaitement lorsque l’on n’a pas le budget pour envisager des travaux aussi coûteux et il permet d’étaler la facture.

Ce prêt est destiné aux logements terminés avant 1990 et sous réserve que d’autres travaux d’amélioration de la performance énergétique soient réalisés.

Le montant maximal du prêt accordé est de 30 000 € remboursable sur 15 ans en effectuant 3 travaux d’amélioration au moins et, de 20 000 € sur 10 ans si vous ne faites que 2 travaux.